We love words aime les mots
We love words, c’est le nouveau site de réseau social pour auteurs. Ou alors, si vous préférez, c’est une plateforme communautaire dédiée aux auteurs. En effet, pour les musiciens il y a Myspace, pour les photographes FlickR, pour les réalisateurs en herbe Dailymotion ou Youtube, et pour les auteurs il y a désormais WeLoveWords.

Comment est venue l’idée ? De son fondateur Grégory Nicolaidis qui travaillait en 2007 chez Universal Music sur un concours d’écriture d’une chanson pour Elisa Tovati ; concours qui s’est soldé par 5 000 textes proposés sur Internet ! L’idée d’une plateforme communautaire de textes était née cette année-là.
Lancé il n’y a que quelques jours (le 30 avril dernier), le site compte près de 400 membres qui prétendent à devenir un jour écrivains, poètes, paroliers, slameurs, humoristes, scénaristes, journalistes ou bien encore concepteurs-rédacteurs reconnus de tous. Ou du moins de la profession qui se compose en face de lecteurs, éditeurs, compositeurs, musiciens, interprètes, producteurs, tourneurs ou encore marques. Définir pour chaque membre un rôle et provoquer les rencontres autours de textes, c’est le rôle de ce nouveau site. Notamment grâce à la notation et aux commentaires propres aux réseaux sociaux, mais également grâce à la mise en avant de divers concours littéraires.
Pour y arriver, chaque membre possède sa propre page ouverte à tous. Il peut y mettre sa photo, un texte de présentation et y éditer ses textes. Nouvelles ou paroles de chansons, les textes sont présentés d’une manière agréable qui vous incite à toujours en lire plus et à découvrir ces nouveaux talents exposés, ces futurs artistes dont on dira peut-être un jour ” Ils ont été découverts sur WeLoveWords “, un peu à la manière de Grégoire avec MyMajorCompany ou de Lily Allen avec MySpace.
Mais surtout, le point fort de ce site est d’avoir pris en compte la principale réticence de ces auteurs novices. En effet, de peur de voir les internautes frileux à l’idée de poster des textes qu’ils pourraient se faire voler sur la toile, le site propose des certificats d’authentification tout à fait crédibles et rassurants pour les jeunes auteurs. Moyennant 6€ pour protéger un fichier pour un an, 25€ pour cinq , 40€ pour dix et 15€/mois pour la formule illimitée, l’internaute obtient une ou plusieurs empreintes numériques liées à ses textes. Via Paypal, la formule proposée est beaucoup moins fastidieuse qu’une enveloppe Soleau à l’INPI ou l’envoi du texte en recommandé à son propre domicile. Dans ces conditions, on peut parier sur le succès de ce site qui propose de nombreuses fonctionnalités comme la possibilité de tagger ses textes, de consulter les statistiques de sa page, de s’inscrire à des groupes de discussions autour de Sagan, Belle du Seigneur ou Tarantino par exemple, ou bien encore d’ajouter des amis (pour l’instant, on reçoit surtout des demandes d’amitié de Guillaume le Community Manager du site…).
Le site qui n’a même pas une semaine est donc plutôt bien parti, surtout si l’on tient compte du fait qu’il est prévu dans un proche avenir de s’y connecter via Facebook Connect et que de nombreux partenariats sont envisagés dont un avec le magazine Grazia. WeLoveWords a donc toutes les grâces du Web encore penchées sur son berceau, et qui sait peut-être les éditeurs y dénicheront-t-ils les prochains Musso et Barbery ? C’est ce dont rêvent en tout cas tous ceux qui s’y inscrivent ces jours-ci.

Et si vous n’avez toujours pas bien compris en quoi consiste WeLoveWords, vous pouvez regarder la vidéo de présentation ci-dessous.
